Chambry-Boiron

Nous sommes opposés au projet Chambry-Boiron, tel qu’il a été initié par la précédente municipalité, et tel qu’il est poursuivi par l’actuelle majorité municipale pour les raisons suivantes :

  • L’argent public (communal et départemental) ne doit pas servir à financer en grande partie une opération privée de standing.
    La précédente municipalité avait annoncé une « opération blanche ». Aujourd’hui, nous en sommes très loin. Les contribuables mornantais payent avec leurs impôts la viabilisation du terrain, la construction de voiries, l’aménagement d’espaces verts pour le bénéfice du promoteur privé. Rien ne justifie un tel cadeau envers un promoteur immobilier, sans aucun retour pour le bien public.
  • Nous ne sommes pas en accords avec une logique de ghettoïsation des populations :
    – Les personnes âgées d’un côté,
    – Le logement social dans un coin, parce que la loi impose d’en réaliser,
    – Et ceux qui ont les moyens d’acheter un bien au centre, à l’abri derrière un « mur ».
  • Une résidence pour personnes âgées qui ne répond pas aux aspirations initiales.

L’implication initiale de nombreuses personnes (collectifs des anciens, services municipaux, élus, citoyens, etc.) a été balayée. Du projet initial qui avait pour but de permettre à des personnes âgées, de différentes  conditions de ressources, de partager des services, il ne reste plus que le nom.

 Pourtant, un autre projet était possible :

Un autre projet, innovant à tous points de vues, respectueux de l’environnement, non lourdement déficitaire pour les finances communales était possible.
Propriétaire du terrain, la mairie pouvait être le maitre d’œuvre de solutions apportant des réponses pour de jeunes ménages et des foyers modestes et pour résoudre le problème du stationnement dans ce quartier.
Comme cela existe dans de nombreuses autres villes, un véritable projet de vie éco-citoyen aurait pu émerger, permettant la mixité des fonctions et des générations, le partage entre les habitants, créant du lien au sein d’un nouveau quartier et avec le reste du village.
De plus, pour les personnes âgées, quel que soit leur situation financière, un réel accompagnement à la personne aurait pu être mis en place (vie quotidienne, soins, réseaux relationnels…) tout en leur permettant de garder leur autonomie, dans des logements adaptés, où elles auraient été chez elles.